Le modus operandi de ces individus ciblait des terrains stratégiquement situés dans la périphérie de la Capitale. Des actes de vente antidatés, remontant à environ 30 ans, étaient créés en utilisant des prête-noms, afin de donner une apparence légale à des transactions fictives. Ces faux documents étaient ensuite intégrés dans les registres d’une Commune proche d’Antananarivo.
Une fois ces documents validés, les terrains étaient transférés au nom d’un prête-nom contre une somme symbolique de 10 millions d’ariary. Par la suite, un bail emphytéotique estimé à plus de 2 milliards d’ariary était signé avec un investisseur étranger, souvent via l’intermédiaire d’une agence immobilière. Pour rendre cette opération conforme aux apparences légales, un acte notarié était rédigé, légitimant ainsi toute la procédure frauduleuse.
En tout cas, suite aux enquêtes, 27 février 2025, douze personnes ont été présentées devant le parquet du Pôle anti-corruption (PAC) pour des accusations de corruption active et passive, d’abus de fonction, ainsi que de falsification et d’usage de faux. A l’issue des auditions, deux suspects, un prête-nom et un agent immobilier, ont été placés en détention provisoire. Les autres prévenus ont quant à eux bénéficié d’une liberté provisoire en attendant leur procès.
Notons que le 20 janvier 2025 l’immeuble en question a été saisi par le BIANCO. La saisie confirmée trois jours plus tard par la chambre de saisie et de confiscation du PAC.
La Rédaction